Luc Pelletier

Dates d’exposition : 1 janvier 2017 au 1 janvier 2018

Crédit photo : René Marquis

 

Discipline : peinture, sculpture

Originaire du Bas-du-fleuve, Qc

Habite actuellement à Magog, Qc

 

 

Démarche artistique

Il y a un déclic, un moment instaurateur émerge… je note, je fais des croquis. Les idées se précisent sur le tapis de yoga. Je veux un esprit libre de préoccupations et ouvert à tout ce qui peut monter du souterrain ou d’ailleurs pour arriver à l’atelier disponible.

Dans l’atelier, j’enfile sandales et mon tablier taché, j’enlève mon bracelet de force et ma bague de créativité. Je m’installe pour mon rituel. Puis je sors les couleurs qui me serviront aux mélanges (couleurs primaires, pigments, etc). J’adore faire les mélanges ! Je débute. Un choix est difficile à prendre, je ferme les yeux, inspire et expire, je recommence, jusqu’à ce que le choix se fasse entendre. Je continue. C’est terminé quand c’est terminé.

L’événement instaurateur de chaque oeuvre est déterminant, même si, à cette seconde, je n’ai pas toujours la vision de l’oeuvre terminée en tête.

Concernant la sculpture, la démarche se ressemble, ce qui la distingue de la peinture, c’est l’aspect physique parfois douloureux.

Autocueillette

Je soulève le billot, le dépose dans la remorque et le transporte (l’effort physique louange mon esprit, un esprit sain dans un corps sain).

Façonnage

Je soulève de nouveau, je tourne la bille, je cherche l’angle d’attaque, je trace des sillons avec la tronçonneuse (chainsaw-scie mécanique). Puis j’arrondis les arêtes avec la meuleuse (buffer). Je retire de la matière avec les ciseaux à bois ou les râpes rotatives (diegrinder). Je ponce et je ponce encore. Les muscles sont endoloris, les avant-bras ont besoin de repos.

Finition

La torche (brûleur) noircit la surface, j’adore, c’est la détente et la contemplation. La flamme révèle les cernes de croissance. Comme l’élément feu révèle ma force, ma conviction, ma persévérance. Puis une teinture, une laque, encore du ponçage, une autre couche de laque. Et voilà l’oeuvre prête à être extériorisée.

Extériorisation

La main caressant la sculpture suit une trajectoire souple et lisse sans cassure. Le mouvement fluide est en continuité sur toutes les faces de la sculpture. Le regardant (le touchant) vivra une expérience sensuelle au contact de l’objet sculpté dans l’effort, le bruit et l’intranquillité.

 

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