Lyne Noiseux

Dates d’exposition : 1 avril 2016 au 1 avril 2017

Discipline : vitrail

Née dans la région du Mont-St-Hilaire, Qc

Habite actuellement à Saint-Bruno, Qc

 

Démarche artistique

 

Dans mon métier de designer industriel, c’est le cerveau gauche (rationnel) qui mène le bal et commande au cerveau droit pour le côté créatif. La création se réalise à travers un cadre bien établi, avec des limites et des compromis techniques et économiques.

Mes créations artistiques répondent à mon besoin de sortir du cadre, de m’exprimer librement, de laisser le cerveau droit diriger, d’où mon intérêt pour la phénoménologie, qui signifie : laisser le phénomène émerger. En 2004, une formation de trois sessions en art thérapie m’a fait découvrir toute la profondeur et puissance d’une oeuvre pour le créateur et tous ceux et celles qui la regardent. Par la pratique de la phénoménologie, l’artiste devient un canal d’expression, un outil permettant de laisser le mental de côté en laissant son coeur s’exprimer librement, sans barrière ni pudeur, sans filtre ni peur, puisque le mental ne sait pas décoder les messages des lignes, des formes et des couleurs. Une oeuvre phénoménologique contient le passé, le présent et le futur. La lecture est multidimensionnelle et la création se révèle au fur et à mesure que notre perception, vision et conscience, évoluent. Dans un élan, je me laisse guider par les couleurs qui m’attirent, par la musique, et je laisse ma main s’activer. Après, j’observe le résultat et je capte l’histoire qui émerge. En troisième lieu, mon cerveau gauche peut entrer en scène et je peaufine et fais ressortir ce que j’ai vu.

Depuis cinq ans, je m’intéresse aux techniques de vitrail. En 2010, durant mes vacances en Nouvelle‐Écosse, j’ai suivi deux jours de formation avec l’artiste verrière Jay Leblanc et j’ai appris des techniques de travail du verre qui consiste à utiliser des tiges métalliques comme éléments structuraux. Depuis, je crée principalement en utilisant du verre. Le verre me fascine puisqu’il laisse passer la lumière. Une oeuvre en verre nous transmet une image différente selon l’intensité de la lumière ambiante. Elle change d’apparence constamment au fil du jour.

Par des éléments de base rigides (morceaux de verre et tiges de métal), l’oeuvre se veut fluide et dynamique. Comme des pièces de casse‐tête, les morceaux de verre sont étalés autour de moi, ils m’appellent et un dialogue se crée entre nous. Le casse‐tête se développe au fur et à mesure, sans plan de départ. L’image finale se révèle à moi comme un spectateur qui regarde une oeuvre. Je traite le verre comme si je peignais et le fil de métal comme si je dessinais au travers, sur et sous les couleurs. Le travail du verre m’amène à danser entre le rigide et le fluide. L’absence de verre à certains endroits ajoute au jeu de la lumière à travers et entre la matière.

J’ajoute parfois des éléments de la nature, pierres, coquillages et bois à mes créations. J’intègre aussi des éléments que je recycle, par exemple de la vaisselle en cristal. C’est une façon de donner une seconde vie à de la matière qui s’avère fort intéressante avec le jeu des couleurs et de la lumière.

Les oeuvres en verre sont mises en valeur devant une fenêtre ou devant un mur, en laissant un espace entre le mur et l’oeuvre, ce qui laisse passer la lumière. Grâce à un éclairage dirigé sur l’oeuvre (comme pour un tableau), une ombre portée colorée se crée, ce qui ajoute une autre dimension à l’oeuvre.

 

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