Ghyslaine Couture

Dates d’exposition : 1 janvier 2017 au 1 janvier 2018

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Discipline : Sculpture

Née à Laval, Qc

Habite actuellement à Montréal, Qc

 

 

 

Démarche artistique

 

Repoussant les techniques traditionnelles qui guident le travail des artistes verriers   depuis des siècles, chaque sculpture de verre libre que conçoit Ghyslaine Couture est le fruit d’une démarche créative et rigoureuse inspirée par un thème qui lui est très cher, l’environnement. De la nature sauvage aux paysages abstraits en passant par des scènes urbaines, chaque œuvre est empreinte de la beauté du Québec moderne.

Dynamique, écologique et différente, la technique du verre libre permet de créer des univers multidimensionnels en concevant des mouvements et textures de lumière qui animent les pièces et intriguent petits et grands, connaisseurs et néophytes.

Chaque sculpture de verre libre que l’artiste réalise est constituée de pièces de verre de diverses natures et textures (tiges de verre, billes de verre, verre de récupération, etc.) combinées à du fil métallique déposées entre deux vitres par superposition dans un écrin vitré doté d’un cadre de métal. Puisque chaque pièce de verre est déposée librement dans celui-ci, chaque œuvre est unique et impossible à produire de manière absolument identique. À chaque morceau de verre déposé, l’œuvre se crée, se transforme et devient vivante.

C’est l’amour de la transparence, de la translucidité, de la perspective, de la revalorisation, du chaos et de l’innovation qui animent l’artiste et donnent vie à des œuvres aussi simples que complexes.

 

Historique de la technique du verre libre

 

À Paris, M. MALHERBE a conçu une technique appelée gemmail (contraction des mots « gemme » pierre précieuse et « émail » un liant). Cette méthode consiste à monter, à plat, sur une vitre déposée sur une table lumineuse, plusieurs morceaux de verre de couleurs différentes de plusieurs centimètres d’épaisseur. Le tout est recouvert d’une deuxième vitre puis plongé dans un liant afin de rendre l’œuvre inaltérable. Notons que la « recette » du liant demeure exclusive et secrète selon la volonté du concepteur.

 

PICASSO a découvert cette méthode en 1954 lors d’une visite à l’atelier Malherbe. Il s’est exclamé: « Un nouvel Art est né: les gémeaux ». Sa première œuvre en gemmail fut Femme dans un fauteuil d’osier. Il a conçu une soixante d’œuvres exposées à la Grande Galerie du Faubourg Saint-Honoré ainsi que dans les plus grands musées aux États-Unis.

 

Au Québec, un verrier d’origine polonaise Eric WESSELOW (1911-1998) a fait breveter sa méthode qui ressemble au gemmail mais sans l’utilisation de liant. Les superpositions de verre sont fixées avec du silicone et le produit final est encadré. On peut admirer une œuvre monumentale à l’aéroport Montréal-Trudeau représentant les dix provinces du Canada intitulée Vitrail-Canada (1960).

 

Plus récemment, Guy SIMARD de Québec s’est inspiré de son maître M. WESSELOW pour concevoir en 1980, la technique du verre libre. Plutôt que de finir en encadrant l’œuvre, M. Simard travaille dans le cadre déjà assemblé, déposé à la verticale.

 

Une sculpture de verre libre consiste à glisser dans le cadre, des centaines voire des milliers de pièces de verre de couleurs et de textures différentes qui capteront ou réfléchiront la lumière de façon étonnante.

 

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