Xavier Dany Girard

Dates d’exposition : 1 janvier au 31 mars 2016
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Discipline : peinture

Né à Montréal, Qc

Habite actuellement à Gatineau, Qc

 

 

Démarche artistique

 

Ma démarche artistique s’inscrit depuis ses débuts dans une recherche d’exploration issue d’une approche dite phénoménologique avant même que je puisse l’identifier comme telle. Dès 1971, cette façon de créer va se matérialiser à travers mes oeuvres à l’huile, au pastel et surtout à l’encre de chine. Mes études en arts plastiques au CEGEP du Vieux-Montréal en 1972 et en sculpture sur bois avec Roger Bourgeault à St-Jean-Port-Joli en 1984 vont alimenter ce besoin intrinsèque d’exploration.

Ce langage symbolique, dont j’ignore le nom à ce moment-là, deviendra un témoin authentique de la vie intrapsychique qui m’habite. La matérialisation des sentis et ressentis corporels implicites, pour reprendre l’expression d’Eugène Gendlin dans “Experiencing and the Creation of Meaning” (1962), se fera de façon naturelle dans un rapport d’authenticité et de spécificité avec la ligne, la forme, la couleur, dans un mouvement de matérialisation porteur de sens. Mon esprit humaniste m’a fait découvrir l’approche phénoménologique vers 1997 au travers mes études de psychothérapie et sexologie clinique. Mon développement professionnel comme artiste y trouvera alors correspondance.

Cette forme d’art, connaîtra son véritable envol vers 1997-98, via une série de dessins exploratoires au crayon de plomb me préparant à mon entrée aux études en art-thérapie à l’universié Concordia en 1999. Cette période de développement me démontre comment mes oeuvres dépassent le simple style de création et comment elles s’inscrivent dans une façon de voir, d’être et de vivre. Cette façon de créer qui s’est toujours imposée à moi se fera désormais avec plus de maturité encore et avec la ferme conviction qu’au travers mes créations, le sens précède la forme et la forme est au service du sens. Le mouvement PhénoménArt est né.

L’exploration de la couleur deviendra prépondérante soit par le pastel, l’acrylique et les médiums mixtes.

Cette forme d’art visionnaire, me permet d’appréhender au plus intime et subjectif de moi-même l’inconscient collectif et d’en faire l’expérience. Ce concept reprend les propos de James Bugental phd, dans sa description des niveaux de communication dans le livre : “The Art of the Psychotherapist” (1992).

Porté par un désir de communiquer par l’image, comme artiste-peintre et dessinateur avant de me diriger dans le champ de la psychothérapie, de la thérapie par les arts et de la sexologie clinique, j’ai certes senti le baume que procure l’Art au niveau psychique et de l’âme. Peut-être ai-je été propulsé par ce désir primaire, parce que notre premier langage à tous, universellement, est celui des images avant même de pouvoir y mettre des mots? Mon besoin de communiquer cet espace à un public soucieux de découvrir les bienfaits d’un art ancré dans un sentiment d’appartenance qui lui est propre deviendra une nécessité. Soucieux de partager ce savoir être et ce savoir faire par et dans la création visuelle, Les Services d’Ateliers de Formation et de Ressources en Art Nouveau ont été créés dans ce but en 2002 et sont devenus par la suite les ateliers de L’Art Ému en 2012. Ils viennent tour à tour appuyer cette façon de créer qui peut être enseignée et encouragée à se développer, soit dans un contexte de création destiné aux artistes ou encore pour le néophyte, alors que le savoir dessiner n’est pas un a priori.

PhénoménArt c’est le sens de mon humanité et de la vôtre.

Ma carrière artistique se prépare et se peaufine depuis 1971. Ma démarche artistique étant dynamique, 2015 cristalise pour moi un nouveau cycle. Ce cycle est celui de l’agir. Agir dans le but de me faire connaître comme artiste-peintre. Il est un pouvoir que chacun peut exercer et c’est celui de créer des liens, des ponts, de se dire et d’agir par de nombreuses voies.

Part de notre condition humaine, les données existentielles nous connectent aux rythmes de la liberté, aux mouvements de la finitude, aux grands espaces de la solitude, aux échanges liés à la corporéité et au pouvoir de l’agir. Cela aussi c’est le sens de notre humanité.

Comme dessinateur les lignes me fascinent et dans ma solitude elles me guident. Quand l’encre coule et m’appelle je glisse avec elle et l’impuissance se dissout, je défie la finitude. Comme peintre la couleur m’est rituel, elle me fait voyager au-delà des mémoires et des frontières, elle me libère. Les textures m’enracinent et me rapellent ma corporéité humaine. L’acte de créer est une nécessité, c’est la seule véritable action de continuité que je connaisse.

 
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