Michel Poirier

Dates d’exposition virtuelle : 1 novembre 2015 au 1 novembre 2016


Discipline : peinture

Né à Montréal, Qc

Habite actuellement au Mont Saint-Hilaire, Qc

 

 

Démarche artistique

Dès mon enfance, la peinture m’a interpellée en voyant mon père peindre. Sa facilité à reproduire des scènes réalistes me fascinait. À l’école primaire, j’avais beaucoup de plaisir et je mettais beaucoup de temps à faire à la maison les travaux en arts plastiques.

À l’adolescence, considérant que je ne pouvais peindre chez moi, une personne m’a prêté un local : une pièce juste pour moi et mon art! Ce fut un point tournant pour moi. Certaines personnes, que je ne connaissais pas, venaient voir ce que je peignais. J’étais un peintre.

Par la suite, pendant plusieurs années, j’ai beaucoup dessiné dans mes temps libres. Je faisais des croquis à main levée où l’on pouvait voir des visages, des paysages ainsi que différentes formes irréelles. Je dessinais inlassablement des courbes, le plus spontanément possible, dans le but de créer des formes les plus pures. J’ai aussi fait un peu de portait au crayon de plomb, mais je revenais toujours aux mouvements spontanés faits au stylo à billes sur des feuilles de papier.

Je me considère autodidacte. Je me plais à dire que dessiner et peindre sont pour moi de vieilles habitudes!

C’est à la fin des années 80 que ma carrière professionnelle a commencé. J’ai eu la chance de côtoyer durant quelques années l’artiste-peintre Marcelin Dufour. Je lui montrais mes tableaux et à travers ses critiques constructives, il m’accompagnait, sans me diriger, dans ma démarche artistique.

Je pense que peindre est d’abord un acte créateur. Peindre c’est défier l’irrationnel dans le but de mettre au monde quelque chose de neuf.

Durant ces années, je mêlais et étendais avec mes mains la peinture directement sur la toile. Je faisais encore des courbes à l’aide de gestes spontanés, mais cette fois avec de la couleur (peinture à l’huile sur toile). Tout était abstrait. J’étais en quête de pureté, pureté que je retrouvais dans l’abstraction et dans les gestes spontanés.

J’ai fait aussi quelques tableaux avec mes doigts en guise de spatule, tout en suivant des rythmes que j’imaginais.

Dans les années 90, ma technique a graduellement évoluée. J’ai fait plusieurs tableaux abstraits à l’huile, dans lesquels on ne voyait aucun geste de la main. Mon but était de permettre aux couleurs, en les diluant beaucoup, de s’entremêler afin qu’elles-mêmes nous amènent dans l’imprévu.

A la fin des années 90, tout en conservant cette technique abstraite, j’ai ajouté par-dessus des lignes épurées, semblables à celles de mon adolescence : des lignes texturées qui servaient de contour à mes sujets (personnages ou animaux stylisés ou autres formes abstraites). Tous ses tableaux ont été précédés de croquis faits à main levée avec un stylo, comme dans mon adolescence. D’ailleurs dans ces années, je me suis inspiré de quelques-uns de mes croquis d’adolescence.

Ce cheminement m’a permis de faire une boucle avec mes grandes passions d’adolescence : des lignes épurées, à la fois impulsives et suggestives avec des fonds colorés abstraits. Dans certains tableaux, je crée un fond blanc légèrement texturé et j’y ajoute des lignes contour que je remplis de couleur. Par la suite, je m’amuse à faire éclabousser des couleurs sur le tableau afin de donner vie au sujet.

J’ai connu plusieurs années sans produire de tableaux mais j’ai toujours continué à peindre dans ma tête. Je ne sais comment je vais m’exprimer dans le futur. Je sais encore aujourd’hui que les gestes spontanés sont essentiels pour moi. Ce sont eux qui me permettent d’exprimer l’essence même de mon être. Un être qui vit sur la terre. Un être qui fait partie d’un tout.

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