POÈT’ART – NECT’ART – Juin 2015

LE RECYCLE DE MON ART

 

Tu as lancé des maux

Dans l’incolore de la noirceur

Où j’ai puisé dans l’art

Pour arpenter les étoiles

Recyclant chacune des brillances

Comptant le cyclique du temps

Anéanti de l’inodore

Composé du symbole d’or

Pour pleurer le firmament

De pâture en armure

Dégageant les enclos

Peaufinant le trésor

Arpentant mes mines d’or

J’ai vaincu

Dans l’euphorie de ma toile

La couleur de mon âme

Et la verdure de mes mots

Dans L’apprentissage de l’art

Pour recycler les maux

 

© Murielle Gallant

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Renaissance 

Tout tourne autour de toi planète en chantier!
Reviens vers nous avec tes secrets oubliés!

Emporte au loin chaque voyage passé
L’intemporelle, chante sa terre recyclée.

Nature des vains ornements du langage
Elle a fermé ses yeux amers, avec rage

Et tout ce qu’il reste de ton univers
Se reflète étrangement dans les cieux.

Miroir ténébreux de Dame Nature
Tout coule et traverse le temps pur.

Ton sablier d’ocre transcende l’être
Métamorphosant la chose et le néant.

Quintessence du futur et du passé
Dans un nectar: l’ART de recycler.

Zéphir…déjà la Fata Morgana
Fée de la terre, admire ton Aurore.

Et les papiers sales dansent dans le vent
Seuls témoins d’une humanité d’antan.

Protège, vis et soigne tes parents
Terre, enfante le monde de demain.

Sans souvenirs d’une flore acide et désarmée.
Perces les mystères de la science éplorée

Avant que coule ta noire semence dans l’éternité!

À l’origine tout n’était qu’un fruit, une graine, un puis
Terre, eau, air, feu… elle pleure vos mensonges amers!

La vie est un éternel recommencement dans le maillon de la chaîne
Je suis marmotte et je suis lion, et j’aime voir l’eau ruisseler et frétiller

Caressant les rayons tout puissant et brûlant, un morceau de blé
Un peu de pluie: Abondance… Cœur de la terre, croix de la vie!

Recommence à chaque fois le rituel naturel créateur
Oh toi, le phénix des rivières et des champs de pierres.

L’innovateur tu es! Recycle ! Et la terre et l’art survivront!

 

© Mélanie Osselet

Auteure à Capital des mots, Absinthemag, Enchantementmag et Corbeaumag

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La clocharde et la mode

 

Je suis en mode : mode

oh! pas par intérêt

on m’a traitée de sans attrait

déguenillée

presque déchet

je suis vexée

c’est vrai

surtout peinée

de voir les jeunes s’enrôler

au régiment des contrôlés

emportés dans le tunnel

à la suite de Chanel

où, sur la passerelle

de très jeunes demoiselles

ouvrent leurs ailes affamées

pour exhiber les nouveautés

des créateurs habilités

à retoucher juste assez la mise

pour attiser la convoitise

des accrocs de la beauté déterminée

friands de la couleur de l’année

 

Elles avancent à pas de louve

sur leurs talons hauts et prouvent

à mon avis, l’absurdité

de défiler ainsi domestiquées

devant des êtres fortunés

ou des passeurs voleurs d’idées

prêts à porter la ligne

faussement rectiligne

à de richissimes entrepreneurs

bellissimes voyageurs

orchestrant au plus payant la confection

à partir de tissus parfois plutôt bidons

gorgés de la douleur

des petits coupeurs-tailleurs

je le sens souvent, mineurs

 

Ils acheminent par conteneurs

au détriment du discours anti pollueur

des vêtements bien alléchants

vers les mégas-marchés

nouveaux temples de la renommée

constellés de boutiques franchisées

 

Souvent, je vois les gens passer

se diriger corps à corps

coudes à coudes, collés

dans les couloirs menant au promontoire

le panthéon du pantalon

où l’Apollon de la saison

devient étalon

court, étroit, large ou long

couvre-toi

cours tout droit, loin de ce peloton

au-delà de la tendance

le temps dense

dansera pour toi

occupée à créer ta belle robe de poupée

le tout payé d’avance

ainsi, des fois, moi, je me lance

à redorer ma jupe délavée

dénichant à l’assistance

un gallon aux allures de faïence

une fleur de papier couleur d’encre

sauvée de la poisseuse décadence

 

On a laissé

les vedettes déposer

les paramètres de la nudité

une enfance hyper sexualisée

l’innocence grignotée

 

Laissons le ver à soie

à son cocon

cessons de le brûler et de le voler

le coton

si ça continue comme ça

les changements de climat

il poussera dans nos salons

le lin cardé de nos mains

des dentelles élaborées

à même des ficelles égarées

et la laine, cette reine incontestée

de nos vieux os si vite fragilisés

attention pour le cachemire

le cash mire

il gâche, et pire

désertifie

là-bas, pas si loin d’ici

alors vous les tenants de la consommation

un chandail pour deux hivers

ça va faire

 

Je suis en mode anti-mode

aux antipodes de la consommation

je coche création, récupération

je vous entends me dire

pour l’économie, ce sera pire

mais dites-moi messires

les petits Chinois achetés

il y a de ça bien des années

si je ne m’abuse, en troisième année

n’ont-ils pas déjà récolté

les emplois dérobés aux travailleurs d’ici

un gros conflit déjà parti en partie dans le non-dit

alors maudit

gardons les terres

de nos arrières arrières arrières grands-parents

faisons-nous pamphlétaires

et retenons jalousement nos lots

hors de la portée des capitaux

des joueurs orientaux

 

Le vrai problème

c’est le système

et ça ne rime pas avec je t’aime

 

© Brigitte Therrien

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LE MÉMORANDUM 

 

Que ces vers vous soient réveil,

La générosité étant l’attribut divin, ne jetons pas les vivres et les vêtements car,

C’est le cadeau générationnel, bien qu’usé, perfectionnons-les pour l’humanité entière,

Que ces vers réveillent ces rêveurs encore en rêve.

 

Que ces vers révèlent la réalité longtemps cachée à la sous-couche de la bourgeoisie,

L’humour n’a pas de place, ne riez pas de ceux qui souffrent ; ces pacotilles, ils en ont besoin dans l’état de perfectionnement,

L’amour et l’entraide mutuelle font le pilier d’un éveillé à qui la nature a

Longtemps parlé et béni, grâce aux perfectionnements des biens pour la donation.

 

Quelle activité trouverez-vous charmante si vous avez été ennemi de l’Art de recycler ?

Le recyclage des esprits a fait du bien aux contemporains, c’est du corroyage pour les humains et le contraire a rendu le monde corrosif,

Le voyage dans l’ignorance de ce magnifique art, a maudit la terre actuelle, et nos aïeux s’en moquent.

 

Dans quel monde vivons-nous, évolue-t-il ou se dégrade-t-il ? Puéril ou vieillard ?

Savant, poète, philosophe et vous homme de la haute connaissance, au secours pour recycler le monde, il chavire et uniquement le

Savoir-vivre, faire et être de notre part mutuelle le recyclera urgemment.

 

© Salomon MURHIMANYA

 Le poète de la nature

 « Je suis la bouche des bouches qui ne parlent pas ».

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